Elle m’a expliqué qu’elle allait « m’aider »… Mon cauchemar a alors commencé.

Elle m’a expliqué qu’elle allait « m’aider »… Mon cauchemar a alors commencé.

Elle m’a expliqué qu’elle allait « m’aider »… Mon cauchemar a alors commencé. 1920 1044 IRASF - Institut de Recherche et d’Actions pour la Santé des Femmes

TÉMOIGNAGE ANONYME #balancetonaccouchement
accouchement : août 2017 – Centre hospitalier de Lons-le-Saunier – Profession : Informaticienne

Bonjour,

Je franchis le cap de vous raconter ce que j’ai vécu pour mon 1er (et seul) accouchement.

Après 4h de travail, nous sommes partis à la maternité, le 7 août 2017 à 8h. S’en est suivi 12h de travail, accompagné par une jeune sage femme, douce, adorable, réconfortante au possible. Elle m’a merveilleusement accompagnée dans ces heures de travail, avant que je ne craque pour la péridurale, à 18h30.

À 20h, la relève est arrivée. Une sage femme d’une cinquantaine d’année.

J’ai tout de suite senti que ça ne se passerait pas pareil…

Elle a commencé par m’interdire mon téléphone, puis me percer la poche des eaux sans trop me laisser le choix.

Nous perdions régulièrement le coeur du bébé au monito quand j’étais sur le dos, et moi à la limite de m’évanouir. Nous avions donc conclu que j’accoucherai de préférence sur le côté pour le bien de tout le monde.

Arrivé le moment où nous nous sommes installées, elle a « oublié » de prévenir mon mari qu’il devait sortir (elle n’a pas clairement expliqué que nous allions commencer, bref soit, mon mari est sorti quand j’ai demandé si nous commencions, c’était un commun accord entre lui et moi).

Les premières poussées se font sur le côté, puis elle finit par m’obliger à me mettre sur le dos. Les pieds sur la barre. Cette position était inconfortable mais elle m’obligeait à rester ainsi.

Le temps s’est écoulé puis mon fils n’arrivait pas. Elle m’a alors expliqué qu’elle allait « m’aider » avec l’aide de l’autre sage femme.

Mon cauchemar a alors commencé.

Elles ont enroulé un drap autour de mon ventre, puis chacune d’un coté, se sont suspendues à chaque extrémité pour m’étouffer, m’opprimer.

Je les revois encore suspendues, à frôler le sol pour donner encore plus de pression sur mon ventre…

Mon fils est né avec ventouse, dieu soit loué, il allait bien.

J’ai volontairement mis cet épisode de ma vie dans un coin bien enterré de ma mémoire mais à chaque fois que tout ça ressurgit, j’ai les larmes aux yeux.